Particulièrement
concernée par les
sujets traitant de mobilité, j’ai
décidé en
1994 d’abandonner la voiture, la seule du ménage.
En
revendant mon véhicule, le seul de la famille, il s’agissait de poser un
acte
fort. Faire partie des belges non-motorisés m’a
permis
d’utiliser et d’aiguiser le sens de la
débrouille,
de passer de la marche au vélo, du train à
l’autobus.
Mes nombreux voyages en bus ont façonné ma vie et
ont
surtout facilité mes rencontres quotidiennes avec mes
concitoyens.
A Liège contrairement aux habitudes existantes dans
d’autres villes, on se parle.
J’ai recherché cette promiscuité, ce
contact familier dans une ville conviviale.
J’ai voulu saisir quelques-uns de ces instants
privilégiés afin de pouvoir les savourer
a
posteriori.